Le Heat fait le break
> New-Jersey Nets - Miami Heat : 105-108 a.p.
Ils avaient mis au point une tactique "spéciale Shaq". Une prise à trois, pour l'empêcher d'avoir des ballons, l'empêcher de shooter, ou l'empêcher de passer. Une réussite : sur les 2 premiers matches, Shaquille O'Neal n'avait pas dépassé les 17 points. Ce qui n'avait pas empêché le Heat de gagner. La tactique a été abandonnée pour ce premier match des Nets à domicile. Avec au final, sans doute, de gros regrets : le Shaq a planté 25 points et pris 6 rebonds. Et il a entré le panier égalisateur pour arracher la seconde prolongation. Avant de laisser son lieutenant Dwyane Wade faire la différence dans le second over-time. Car laisser Big Shaq en un contre un n'a pas empêché les autres Heat de dérouler : 22 points, 10 rebonds, 8 passes décisives pour D.Wade ; 20 points pour Eddie Jones ; 14 points et 19 rebonds (!), son record en carrière, pour Udonis Haslem. La meute était lâchée aux trousses des Nets, bien décidés à prendre des risques, avec seulement 8 joueurs dans la rotation, dont deux joueurs à tout faire. Vince Carter a frôlé le triple-double : 36 points, 9 rebonds, 10 passes décisives (son record cette saison), et 3 interceptions. Jason Kidd se l'est offert : 16 points, 16 rebonds (son record en carrière égalé), 13 passes décisives. Les leaders ont pris leurs responsabilités. Cela aurait pu s'avérer payant si New Jersey n'avait pas totalement vendangé la seconde prolongation : un seul panier dans les 3 dernières minutes de jeu. Miami fait donc le break : 3-0. Encore une victoire et le Heat passera. Mais attention, jamais dans son histoire, Miami n'a remporté une série de play-offs sur le score de 4-0.
> Houston Rockets - Dallas Mavericks : 102-106
Dallas revient dans la course. Menés 2-0 après deux défaites à domiciles, les Texans n'avaient de toute façon plus le choix. Et le duel tant attendu a enfin eu lieu : Dirk Nowitzki face à Tracy McGrady. Comme en décembre dernier (48 points pour McGrady, 53 pour Nowitzki), les deux hommes se sont rendu coup pour coup : 28 points chacun. Les deux leaders s'étant neutralisés, la différence s'est faite là où on ne l'attendait plus : en défense. On le sait, cela n'a jamais été le point fort de Dallas, même si l'arrivée d'Avery Johnson a apporté un plus dans ce secteur. Mais après deux défaites, les Mavericks ont compris la leçon. Dans le 4e quart-temps, ils ont verrouillé le panier et ont infligé un 20-0 aux Rockets. Décisif bien sûr. Dallas a également profité de l'énorme passage à vide de Yao Ming (15 points, 10 rebonds) dans les dernières minutes du match : un seul panier rentré en 12 minutes. Il a, en plus, été une nouvelle fois victime de ses fautes. Dallas peut souffler. La défaite aurait fait très mal, car jamais aucune équipe n'a réussi à remonter un déficit de 3 matches. Les Rockets mènent toujours la série, 2-1, avec l'avantage du terrain. Le prochain match aura lieu samedi soir, au Toyota Center.
> Indiana Pacers - Boston Celtics : 99-76
Reggie Miller ne veut décidément pas s'arrêter là. Malgré son grand âge (bientôt 40 ans), Reggie Miller montre sur le parquet, balle en main, qu'il est bien le dernier des grands, ceux de la génération Karl Malone, David Robinson, Charles Barkley, Pat Ewing... 33 points et 7 rebonds en 35 minutes de jeu. Il n'aura manqué qu'un titre NBA pour faire de Reggie Miller un mythe. Mais ce qui fait la force d'Indiana aujourd'hui, c'est aussi et surtout la nouvelle génération, malgré l'absence de Ron Artest. Jermaine O'Neal, malgré un reste de blessure à l'épaule, a tenu son rang (21 points, 11 rebonds). Les deux hommes, plus Stephen Jackson (7 rebonds, 6 passes décisives) ont surtout réussi à museler le trio des Celtics : Gary Payton (15 points, 8 rebonds, 6 passes décisives), Paul Pierce (19 points, 6 rebonds), et Antoine Walker (14 points, 9 rebonds). Ils sont les seuls joueurs de Boston (sur 12) à passer la barre des 10 points. Une grosse carence offensive qui coûte cher à la franchise : Indiana s'offre sa 2e victoire de rang et confirme l'avantage du terrain acquis à Boston lundi dernier.
Source:"L'équipe.fr"©